COMPTE RENDU DE SÉJOUR À SÉGOU
Annie FONTENEAU
Août 2003

 

Annie Fonteneau est allée à Ségou du 11 août au 1° septembre 2003 pour superviser les actions soutenues par la Fondation Leïla Fodil.

 

            Les pluies étant abondantes, la végétation est superbe et les récoltes s’annoncent bonnes. Il y avait une angoisse extrême, compte tenu des récoltes de l’année 2002 qui avaient été presque nulles en beaucoup d’endroits.

 

Les élèves boursiers :

            De la première à la sixième année.

Ils sont maintenant au nombre de 44.

13 en écoles publiques, de la 4° à la 6° année.

31 en écoles privées :

- École de la Mission : 16.

1 en troisième année. 9 en deuxième année. 6 en première année. Les résultats de la fin de la première année dans cette école conduisent à 4 redoublements. Ces redoublements sont acceptés compte tenu du             contexte social très particulier au premier quartier de la ville où vivent les enfants. Une élève de 2°année devant redoubler est éliminée.

- École Hampaté Ba : 10.

5 en première année. 5 en deuxième année.

- École Dougoutigui Tangara : 5.

En première année.

            La nouvelle orientation de recrutement en écoles privées semble donner de meilleurs résultats qu’en école publique, pour l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.

 

Au CETI :

            7 jeunes reçoivent une bourse d’études de la Fondation Leïla Fodil.

3 en CAP. 4 en BT.

Nous orientons notre aide vers les formations de Brevet de Technicien. Cette formation assure en effet des débouchés plus sûrs que celle du certificat d’aptitude professionnelle.

            Si les constructions peuvent se poursuivre, le CETI pourrait déménager dans les nouveaux locaux à la rentrée de 2004.

            Le conteneur destiné à apporter du matériel pour la formation de mécanique auto et de métallerie, se remplit à Bourges. Le club Rotary de cette ville y travaille avec ardeur. Il pourrait partir vers la fin de l’année 2003.

 

 

A la maison d’arrêt :

            Madame Sissao suit cette action en faveur des jeunes emprisonnés avec une grande efficacité technique et un immense amour maternel. Mamadou Diakité continue son activité d’animation.

Menuiserie. Fabrication d’objets en papier mâché.  Bijoux ciselés et décorés à partir de cornes de boeufs.

Deux jeunes sont pris en charge pour un apprentissage de menuiserie métallique par l’association Alphalog.

La bibliothèque est fréquentée surtout par les gardiens et les prisonniers adultes.

Quelques jeunes, en particulier les jeunes filles sont hébergées chez les magistrats.

 

Au foyer d’écoute des enfants des rues :

            Les trois élèves boursiers de la Fondation Leïla Fodil poursuivent leurs études. Les résultats scolaires de ces jeunes sont remarquables. L’un d’entre eux passe en 7° année. Il sera aidé pour la suite de ses études par la Fondation pour l’Enfance.

            Les 4 apprentis qui ont été soutenus dans leurs études par la Fondation Leïla Fodil ont terminé leur apprentissage. L’association Mali au coeur, la Fondation pour l’Enfance, cherchent des outils pour qu’ils puissent exercer leur métier.

            Le Ministère de la Promotion de la Femme de l’enfant et de la famille a imposé la présence d’éducatrices parmi le personnel d’encadrement.

Les éducateurs vont recevoir une formation en psychologie et en animation à Dakar.

 

A l’hôpital de Markala :

            Le docteur Thiéro, pédiatre, dirige son service d’une main efficace et ferme.

La maternité a modifié quelques pratiques en vue d’améliorer l’accueil et les soins aux femmes en couches. Cette réflexion concernant la pratique de soins se poursuit sous la direction du docteur Bintou Coulibaly.

 

L’école Tiécoura Coulibaly  :

            Le dossier de demande de financement, monté par l’Association des Parents d’Élèves, sous la direction d’Alou Traoré et avec l’aide technique de la Fondation Leïla Fodil, a été présenté à l’Ambassade de France. Mais, faute de crédits pour cette année 2003, la décision de financement sera reportée à mars 2004.

La Mairie de Ségou, la Mairie d’Angoulême, le Conseil Général de la Charente se sont engagés chacun pour une part de financement. Bel exemple d’action concertée entre Ségou et Angoulême.

 

Modibo Coulibaly le forgeron :

Il a reçu des lunettes de protection pour la soudure.

Il rembourse régulièrement les prêts de la Fondation Leïla Fodil.

 

Le projet de formation d’accoucheuses traditionnelles du cercle de Dioro :

Les travaux de construction de la maternité sont presque terminés.

L’équipement complémentaire pourra être fourni par la Fondation Leïla Fodil à ce moment. La formation des accoucheuses commencera aussitôt après.

 

En conclusion :

Les visites deux fois par an d’un représentant de la Fondation Leïla Fodil prouvent leur efficacité. Elles permettent de superviser les projets, d’évaluer leur efficacité, d’en modifier le déroulement. À Ségou, cela conforte les décisions prises en commun. À Angoulême, cela encourage les acteurs de la Fondation à poursuivre leurs efforts.