MISSION à SEGOU République du Mali
Annie FONTENEAU
Août 2006

Annie Fonteneau à Ségou du 6 au 29 août 2006

 

                « Dimanche 6 août, Ladji Gakou, directeur du CETI, m’attend à l’aéroport de Bamako. C’est rassurant, agréable, de bénéficier d’un accueil personnalisé.

 

La scolarisation en primaire :

 

                Les activités entourant la scolarisation occuperont la majeure partie de mon temps. C’est en effet au mois d’août qu’il faut faire le bilan de l’année écoulée : sur 74 élèves, 9 redoublent, 2 sont exclus.

Et envisager la rentrée : 26 élèves supplémentaires seront répartis entre les 5 écoles primaires privées.

Les frais scolaires et les bourses de 23 enfants sont pris en charge par des parrains français.

 

                En l’absence d’Abdoulaye Keita qui voyage en France pour le mariage de sa fille, c’est avec Alou Traoré que nous rencontrerons les directeurs d’école, visiterons les familles. Il viendra quotidiennement me retrouver avec sa voiture rouge.

 

Nous avons particulièrement étudié les 2 écoles de Pelengana choisies pour la rentrée 2005-2006 : «Une chance pour tous » et « Pelengana Nord ».

Dans ces deux écoles, les locaux sont parfois vétustes, mais les résultats sont excellents : 9 élèves passent en 2° année, un en 3° année.

Pelengana est un quartier pauvre. Les visites que nous avons faites aux familles en témoignent.

Mme Niangoudou et Gaston Dembelé, directeur de Pelengana Nord, connaissent parfaitement les familles. Nous avons reçu un accueil chaleureux. Alou  dirige très attentivement les discussions. Il décrit la prise en charge de la Fondation, l’obligation de résultats, les aides complémentaires. Il sait traduire sa désapprobation si les parents ne remplissent pas les engagements.

 

Année scolaire 2006-2007

Nombre

d’élèves

dont parrainages

 individuels

Ecoles primaires

97

23

Centre d’Enseignement Technique Industriel (CETI)

16

5

Infirmières

14

10

Couturières

7

3

TOTAL

134

41

Au total, la rentrée scolaire s’annonce bien pour les élèves soutenus par la Fondation Leïla Fodil.

 

J’avais deux volets à explorer :

                  

La construction et l’équipement de bibliothèques :

Chaque directeur reconnaît la nécessité d’une bibliothèque scolaire.

Les écoles Hampaté Ba et « Une chance pour tous » sont prêtes et vont fournir des devis à la Fondation Leïla Fodil.

A l’école Dougoutigui Tangara, il manque la surface nécessaire pour la construction.

A l’école de Pelengana Nord, la construction de salles de classe est prioritaire.

L’école de la Mission doit faire valider ce projet par l’évêché.

La Fondation Leïla Fodil prévoit d’équiper une bibliothèque par an.

 

L’acquisition d’ordinateurs

Les directeurs des écoles savent que le soutien de la Fondation peut se faire par une avance sur les frais de scolarité. Ils étudient la question.

 

Le CETI :

L’atelier de métallerie est équipé et fonctionne.

Dans la salle informatique il y a 15 ordinateurs envoyés l’année dernière. Ils sont disposés sur un mobilier ergonomique  fabriqué au CETI sur les plans faits par monsieur Gakou. Les locaux sont impeccables.

Le bâtiment de la direction est en cours de finition.

Pour surveiller ce grand ensemble, le CETI rémunère et loge 2 gardiens et leur famille.

La Fondation Leïla Fodil aide la scolarisation de 9 élèves. 7 nouveaux élèves seront recrutés pour l’année 2006-2007. Cinq bénéficient d’un parrainage individuel.

 

L’école Vicente Maria :

Toutes les élèves passent dans l’année supérieure.

A la rentrée 2006-2007 le nombre d’élèves aidées par la Fondation sera de 14 pour les infirmières (7 anciennes et 7 nouvelles) et de 7 pour les couturières (3 anciennes et 4 nouvelles).

10 élèves infirmières et 3 couturières bénéficient d’un parrainage individuel.

 

 

Les hôpitaux :

  

Markala :

   L’activité du service de pédiatrie est toujours soutenue, le docteur Thiero est investi et disponible.

A la maternité, la construction du bâtiment de consultation attend l’échographe.

  

San :

Notre ami Seydou Guindo, gestionnaire, est mort. Le directeur a changé.

San est jumelée avec la ville de la Flèche depuis quelques jours.

 La nouvelle direction a fourni un dossier complet de rénovation de l’hôpital à la Direction Régionale de la Santé à Ségou.

 

Mon séjour :

Alou, Gakou et leurs amis ont voulu que je sois logée confortablement. Ils ont recherché avec beaucoup d’énergie.

C’est au village CAN (lotissement construit au moment de la coupe d’Afrique de foot ball), qu’enfin Alou a trouvé une villa « ventilée » : 1 chambre, un salon.

 

Le gardien, sa jeune épouse et leurs enfants ont été très présents. Pour le petit déjeuner, l’eau était chaude. Founé préparait le « quinquéliba », ma boisson préférée, pour la journée. Ils m’ont invitée à partager le repas familial avec gentillesse. Le « marché château » est à proximité, si nécessaire. J’y ai acheté le charbon et les fruits.

Le goudron est à 50 mètres. En taxi pour 250 Cfa je me rendais en ville ou bien c’était à pied en 30 ou 40 minutes. C’était un endroit calme où les partenaires sont venus aisément.

 

J’étais seule.

Régulièrement, j’ai été invitée à dîner chez Gakou et Fatoumata dans leur nouvelle résidence. Les enfants grandissent.

Le docteur Alioune Doumbia et son épouse Aïda, Bintou Traoré, gynécologue à l’hôpital, m’ont souvent et chaleureusement accueillie.

Alou invite en priorité pour le déjeuner.

Les visites au « grin » d’Alou sont enrichissantes. Ses amis sont avides de connaître l’évolution de la société française. Ils m’offraient des arachides. Je leur donnais des carambar. Ils en sont friands.

En passant avec Alou nous avons rendu visite à Mima Tall et monsieur Camara de la maternité Maya Boly.

 

Conclusion :

Un séjour rempli où certainement la connaissance des partenaires, des circuits, a favorisé l’insertion.

 

Dans le domaine de la scolarisation, deux dossiers me semblent être prioritaires pour 2006-2007 sur Ségou :

Equiper les écoles en bibliothèques.

Envisager l’accès au 2° cycle. Abdoulaye et Alou ont des arguments convaincants.

 

Merci à Alou, Gakou, pour leur disponibilité, leur présence. Leur reconnaissance à la Fondation Leïla Fodil est immense.

 

A l’année prochaine, inch Allah. »

Annie FONTENEAU