Les nouvelles 2004
Déplacement à Ségou
Jean Bernard et Marie JOLY, Février 2004

 

Compte rendu

 

 

            Nous sommes partis tous les deux en ménage, heureux de rencontrer nos amis. Le jour de notre arrivée coïncidait avec la fête de Tabaski. Toute la journée du dimanche s’est passée chez le fils d’Alou Traoré, qui habite à Senou, avec son épouse et ses enfants.

Le lendemain, il nous mettait au car pour Ségou. Notre arrivée chez Alou a été une fête.

Voici en résumé nos activités.

 

Trouver une aide pour Alou

Le nombre des élèves boursiers augmente. La gestion de ces bourses et la surveillance des élèves, demandent un travail de plus en plus considérable.

 Après avoir envisagé plusieurs personnes, visité quelques unes, nous avons proposé monsieur Abdoullaye Keita directeur de l’école Anita A de la Mission catholique. Nous avons rendu visite ensemble à Abdoullaye Keita, qui a accepté tout de suite. Il est convenu qu’Alou et lui verraient comment ils se partageraient les tâches.

 

Les élèves du premier cycle

            Ils sont maintenant au nombre de 44 .

Il ne reste plus que12 élèves en école publique.

            3 en 4° année.

            5 en 5° année.

            4 en 6° année.

À l’école de la Mission : 17 élèves.

            8 en 1° année, dont 2 redoublants

            8 en 2° année, dont un redoublant

            1 en 3° année.

À l’école Hampaté Ba : 10 élèves.

            5 en première année

            5 en deuxième année.

Àl’école Dougoutigui Tangara : 5 élèves

            En 1° année.

Jusqu’à présent, le redoublement faisait supprimer la bourse. Mais les élèves des écoles privées ne trouvent alors plus de place dans les établissements publics où les méthodes d’enseignement sont fondamentalement différentes. C’est pourquoi, afin de ne pas les voir sans scolarisation possible, nous avons modifié pour eux la règle. Ils suivront les règles des redoublements de leurs écoles. La bourse sera maintenue s’ils ne sont pas exclus.

 

Rénovation de l’école de Hamdallaye

Au cours d’une visite de courtoisie à l’Ambassade de France à Bamako nous avons reçu une douche froide.

Contrairement à ce qui avait été dit, il n’y aurait pas de réunion de la commission décidant de l’attribution des subventions cette année 2004. Tout serait reporté en 2005….

Quelle déception !

La visite de l’école montre que la propreté est un souci des directeurs et de l’APE.

 La bibliothèque est tenue et ouverte bénévolement par un professeur de dessin. Les élèves du lycée sortis de l’école viennent consulter des livres.

 

C E T I : Les élèves du CETI

Ils sont au nombre de 7.

            3 en CAP 2° année : dessin bâtiment – comptabilité – électricité.

            3 en BT 1° année : dessin bâtiment – comptabilité – électricité.

            1 en BT 3° année : dessin bâtiment.

Une rencontre a eu lieu, comme l’année dernière. Elle a permis une connaissance réciproque et un échange d’opinions fructueux. Plusieurs d’entre eux qui sont en CAP souhaitent poursuivre les études. Il est possible de passer de CAP en BT pour certaines filières, à condition d’avoir été reçu à l’examen terminal et d’être titulaire du DEF.

Recrutement d’apprentis

Le CETI va ouvrir un atelier de formation en métallerie et en mécanique automobile. Des apprentis seraient formés en quatre ans.

Nous avons proposé d’aider deux apprentis par une bourse de vie. On pourrait payer un professeur pour leur donner des cours complémentaires en Français et en Calcul.

Déménagement des classes restant dans les anciens locaux

Ce déménagement dépend de la construction d’une salle de classe informatique. C’est la seule formation qui reste dans les anciens locaux. 

L’équipe du lycée technique de Chasseneuil, en visite pendant notre séjour, a été sollicitée pour donner ses conseils.

La Fondation Leïla Fodil paiera par avance la scolarisation de l’année 2004-2005 des élèves auxquels elle donne des bourses, L’avance de trésorerie de 2 000 000 F cfa est prorogée encore d’une année.

L’Assemblée Régionale de Ségou accorde une subvention de 1 000 000 F cfa en complément.

La dépense sera ainsi couverte.

Salle de classe construite par l’association ENFIN.

Rappelons que ce bâtiment, mal construit, s’était écroulé lors du premier grand vent.

Un entrepreneur de Ségou, sur les fonds de l’association, a réparé. Une visite du service de l’Urbanisme a eu lieu en présence de JB Joly. Le bâtiment devra être crépi solidement. La toiture devra être reprise en entier.

 

ÉCOLE D’INFIRMIÈRES VICENTE MARIA

Nous avons rencontré la directrice, sœur Maria Angeles. Nous lui avons proposé de soutenir l’année prochaine la scolarisation de 2 élèves de milieu défavorisé  (frais de scolarité et bourse mensuelle) comme nous le faisons pour les élèves du CETI.

 

Enfants des rues :

Les enfants scolarisés :

            Il y en avait encore deux. L’un a redoublé sans que la Fondation ait été avertie. L’autre passera peut-être en sixième année.

L’encadrement

            Il reste composé d’hommes.

Nous en avons parlé longuement aux dirigeants de la Fondation pour l’Enfance à Bamako. Il nous semble

qu’ils partagent notre pensée : une présence féminine, substitut maternel est indispensable surtout pour les tout petits qui ne rentreront pas chez eux.

 

Suite de la coopération :

La coopération de la Fondation Leïla Fodil cessera à la fin de la scolarisation en primaire du dernier élève boursier.

 

CENTRE DE SANTÉ DU CERCLE

Maternité

Au cours d’une visite au docteur Traoré, nouveau directeur du centre de santé du cercle, la question de l’ouverture de la maternité du centre de santé du cercle est abordée. La mutualité de Ségou souhaite l’ouverture afin que ses adhérentes puissent y venir accoucher en sécurité et à meilleur compte qu’à l’hôpital. La mutualité catholique de Belgique soutient la mutualité de Ségou, en donnant du matériel de soins et des équipements.

La première dame du Mali a donné 30 lits et 30 matelas.

Après visite des locaux, dont la conception n’est pas bonne, nous avons promis de donner le matériel de réanimation des nouveau-nés. Il partira avec l’aide de Maryse Gaillard. Un extracteur d’oxygène qui partira, s’il est trouvé, avec le conteneur. Nous avons payé des aménagements complémentaires : paillasse, lavabos, table, qui vont être confectionnés.

Formation des AT de l’arrondissement de Dioro

Le programme de formation est maintenant prêt à démarrer.

Les meubles à confectionner sont commandés et payés. Les livrets sont imprimés. Le petit matériel a été donné au Centre de santé du cercle.

18 AT de Dioro vont être formées ou recyclées. La supervision sera faite en continu par le chef de poste, complétée par le médecin du centre de santé du cercle. Annie Fonteneau ira voir avec lui au mois d’août.

 

HÔPITAL DE MARKALA

Service de pédiatrie

Le docteur Thiéro était dans un temps difficile. L’épidémie de choléra avait donné un supplément de travail considérable. Le nouveau médecin chinois ne lui donne pas satisfaction. Le service est beaucoup moins bien tenu sur le plan de la propreté/hygiène.

Nous avons convenu de certains envois de matériel.

Un grillage a été payé pour empêcher les sacs plastiques provenant du reste de l’hôpital d’envahir la pédiatrie en suivant le vent.

Maternité

Elle est propre, la salle d’accouchements est rangée. Le lavabo de la salle d’attente n’est pas encore posé.

Comme l’État Malien est entrain de transformer l’hôpital de Markala en hôpital de référence, notre proposition d’aménagement d’une consultation de gynécologie-obstétrique accolée à la maternité devient sans objet.

On cherchera un échographe.

 

MAISON D’ARRÊT

Le travail de Madame Sissao et de Mamadou Diakité est toujours aussi admirable.

Nous avons pu assister à un cours de Mamadou pour des élèves de différents niveaux.

Un atelier de confection de pommades, dont les profits seront destinés au soutien des femmes emprisonnées va ouvrir. La Fondation a donné 71500 F cfa pour acheter les ingrédients de démarrage.

 

 

CONCLUSION

            Voici un séjour occupé. En cette saison où la chaleur commence, il a fait jusqu’à 42 degrés, il est difficile de se déplacer après 12 heures et jusqu’à 17 heures.

Nos correspondants tiennent à cœur le travail qu’ils font en faveur des enfants défavorisés de toutes façons avec l’aide de la Fondation.

Nous tenons à leur exprimer notre admiration et notre gratitude.

Notre grand regret concerne l’impossibilité pour le FSD de l’Ambassade de France de tenir ses promesses de financement pour la rénovation de l’école de Hamdallaye.