Compte rendu de séjour à Ségou
Marie de Jean-Bernard JOLY
Janvier 2007

Ségou 5 janvier – 2 février 2007

Quatre personnes sont parties à Ségou le 5 janvier 2007 :

Elles ont été hébergées en famille chez Ladji Gakou, directeur du CETI.

 

Marie et Jean Bernard Joly, président et secrétaire administrative de la Fondation Leïla Fodil.

Objectifs du voyage :

-  Visiter les 5 écoles privées de premier cycle et les 97 élèves boursiers de la Fondation.

-  Préparer la construction et l’équipement d’une bibliothèque dans deux de ces écoles.

-  Visiter le CETI et les 16 élèves boursiers de la Fondation.

- Visiter l’école Maria Vicente, les 14 élèves infirmières et les 7 élèves couturières boursières de la Fondation.

- Rencontrer l’assistante sociale chargée des mineurs à la maison d’arrêt. Envisager des travaux d’amélioration des conditions de vie des mineurs emprisonnés.

- Installer un échographe à la maternité de l’hôpital de Markala. Préparer un chantier de construction d’une consultation pour cette maternité.

Durée du séjour : 4 semaines.

 

Daniel Jacques, spécialiste de métallerie de l’usine Leroy Somer d’Angoulême.

Objectifs du voyage :

- Échange d’expériences avec les moniteurs formateurs de l’atelier de métallerie du CETI pour aider à la préparation de l’ouverture d’une formation en CAP en octobre 2007.

Durée du séjour : deux semaines.

 

Pauline Gaultier, étudiante de première année en langues étrangères à Tours.

A pay é la moitié de son voyage.

Objectifs du voyage :

- Connaître les actions de la Fondation Leïla Fodil à Ségou. Suivre Marie et JB Joly dans les visites et les discussions.

- Faire un reportage photographique sur les métiers artisanaux dans la ville de Ségou et sur la vie des familles ségoviennes.

Durée du séjour : deux semaines.

 

Au CETI :

            Daniel Jacques a passé tout son temps à l’atelier de métallerie.

Le matin avec les moniteurs et les élèves. L’après-midi avec les moniteurs et souvent quelques élèves intéressés, venus bénévolement.

- Techniques de traçage, de découpe, d’assemblage et de soudure.

Utilisation de tous les appareils de l’atelier de métallerie. Démonstration de techniques et de tours de main.

- Conseils de sécurité et de maintenance des outils. Apport de plusieurs masques et d’un lot de lunettes offert par Leroy Somer.

- Conseils pour une bonne finition des objets.

- Amélioration du matériel existant :

Confection d’une plieuse pour des tôles de 2m.

Mise en état de marche de la perceuse offerte par le club Rotary de Bourges,

Les moniteurs  sont compétents. Les élèves attentifs.

La confection de la plieuse a permis de créer un outil très utile pour l’atelier. Elle permettra de confectionner des objets de grande taille, comme les portes métalliques très utilisées à Ségou.

La fin de l’assemblage de l’appareil a été fêté par des « sucreries » (coca, fanta…) et des gâteaux offerts par le Directeur du CETI.

 

Pauline Gaultier :

            Elle a suivi les visites de Marie et JB Joly dans les écoles, au CETI, à la maison d’arrêt.

Elle a participé à la vie familiale chez Ladji Gakou et chez Alou Traoré.

Elle a visité la ville de long en large avec Ba Sarho fils d’Alou, pour son reportage photo sur les métiers et la vie de famille.

Expérience riche en échange d’amitié et en émotions.

 

Marie et Jean Bernard Joly :

Visites des écoles :

Le recrutement des élèves et leur suivi par Alou Traoré et Abdoulaye Keita est bien au point.

Il répond aux critères de ressources demandés par la Fondation Leïla Fodil.

Dans chaque école, les professeurs et les directeurs sont attentifs au suivi de nos élèves. Ils connaissent leurs difficultés et les aident de leur mieux.

Marie, JB et Pauline ont visité plusieurs classes de tous les niveaux, du CP0 à la sixième année, et même une classe de 7° année. Ils ont rencontré les 26 nouveaux élèves de première année ainsi que les 23 élèves bénéficiant d’un parrainage individuel par des personnes françaises qui payent leurs frais scolaires et leur bourse de vie.

Ils ont assisté à des cours à tous les niveaux de la première à la septième année.

 

Le soutien scolaire en sixième année :

            L’examen de passage de la sixième à la septième année (passage du premier au second cycle) est une étape très importante dans la scolarité.

Si l’élève échoue à cet examen, il ne peut pas bénéficier de la gratuité de la scolarisation en école publique.

C’est pourquoi beaucoup de parents font donner à leurs enfants des cours de soutien pendant cette année, à raison de deux séances par semaine. Nous suivrons cette pratique à la prochaine année scolaire pour les élèves actuellement en 5° année..

 

La scolarisation en deuxième cycle :

La question de la poursuite des études jusqu’au DEF (Diplôme d’Etudes Fondamentales) a pu être étudiée bien à fond.

Le premier objectif de l’action de scolarisation entreprise en faveur des enfants de familles défavorisées était de leur permettre d’apprendre à lire, écrire en français, langue officielle du Mali, compter.

Cet objectif est atteint.

Le souhait de nos amis Alou et Abdoulaye est que tous les élèves puissent poursuivre leurs études jusqu’au DEF, premier diplôme reconnu, nécessaire pour poursuivre au lycée, et permettant d’accéder à des écoles de formation professionnelle.

Nos élèves sortant du premier cycle ont des connaissances qui leur permettront de suivre sans difficulté les cours de bonne qualité des professeurs de second cycle dans les écoles publiques.

Nous avons proposé de donner à chaque élève admis en 7° année une somme annuelle de 40 000 F CFA  qui leur permettra de payer les divers frais scolaires.

 

Construction de deux bibliothèques scolaires :

            Notre intention était de donner une bibliothèque à chacune des écoles dans lesquelles il y a des élèves aidés par la Fondation.

À l’examen, seules deux écoles, Hampâté Ba et Anita A de la Mission Catholique, se sont révélées capables d’en accueillir une maintenant.

Nous avons pu établir le dossier d’une bibliothèque répondant aux besoins.

Nous avons été aidés par Pierre Djiré, bibliothécaire de la bibliothèque centrale de Ségou

Claude Godard, au service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France.

La construction commencera en avril 2007. L’équipement suivra. Les livres sont acheminés petit à petit selon les possibilités.

Chaque école prendra en charge le fonctionnement et le recrutement d’un bibliothécaire.

 

École Maria Vicente :

Élèves infirmières :

7 en première année.   3 en deuxième année.  4 en troisième année.

10 sont parrainées par des personnes françaises.

Les élèves sont recrutées sur concours avec épreuves anonymes.

Les sept nouvelles élèves sont originaires de villages autour de la ville et même de plus loin : San, Niono.

À leur sortie, les élèves auront le grade d’infirmière de premier degré. Elles seront affectées dans les CSCOM, avec un salaire de 60000 à 70000 CFA par mois.

Elles préfèrent la brousse, où le travail est efficace et leurs connaissances appréciées.

 

Élèves couturières :

4 en première année . 2 en deuxième année. 1 en troisième année.

3 sont parrainées par des personnes françaises.

 

Maison d’arrêt :

Scolarisation des détenus mineurs :

Au départ de Diakité, Les cours ont cessé. Ils pourraient reprendre avec un autre surveillant, lui aussi ancien enseignant.

Le fonds d’aide sociale sera augmenté à 130 000 Cfa par semestre, car il y a souvent des mineurs à raccompagner chez eux, ou des enfants de détenus à aller rendre à la famille.

 

Quartier des mineurs :

Dans l’ensemble, les réparations du quartier des mineurs faites il y a six ans ont bien tenu.

Il faut faire quelques réparations et, pour que les mineurs ne soient pas dérangés par des adultes demandant de bénéficier de leur toilette, réparer deux toilettes d’adultes.

 

Quartier des femmes :

Il est en bien moins bon état.

Il faut reprendre le sol de la cour, réparer le caniveau, remplacer le foyer entre deux pierres par deux foyers améliorés qu’il faudra acheter…..

           

Travaux extérieurs :

Les surveillants demandent un robinet dans la cour extérieure, car il n’y a pas d’eau à ce niveau. On paiera le tuyau, les raccords et le robinet. La main d’œuvre sera locale.

           

Le moulin :

L’installation d’un moulin dans la cour extérieure de la prison, permettra de moudre le mil et le riz, de fabriquer la pâte d’arachides utilisée pour les sauces.

Il sera utilisé : gratuitement pour les besoins des prisonniers, l’usage des familles des surveillants et des gardes. Moyennant paiement par la population du quartier qui ne possède pas de moulin facilement accessible.

Un comité de gestion sera créé pour affecter les recettes éventuelles à l’entretien de l’appareil, à la rétribution du détenu chargé du fonctionnement et à l’amélioration des conditions de vie des prisonniers, en priorité les mineurs.

 

L’échographe de la maternité de Markala :

            Arrivé le 12 janvier en avion à l’aéroport de Bamako, il n’était pas encore parvenu à Markala à notre départ le 2 février.

Difficultés administratives….

 

 

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Au total :

            Les « Ségoumoisins »  que nous sommes ont été heureux de retrouver leurs amis de Ségou et, forts de la confiance réciproque, d’avoir fait ensemble des petites choses très concrètes pour améliorer la vie des enfants et des jeunes.

 

 

Docteur Jean Bernard JOLY

Président de la Fondation Leïla Fodil