Ségou (Mali)
Janvier 2012
Jean-Bernard et Marie JOLY - Bernard DESCHAMPS

 

 

L'institut des jeunes aveugles
Centre de santé communautaire de Sékoro
Visite des Žcoles et des bibliothques

 

Marie et Jean Bernard JOLY nĠavaient pas pu rendre visite au Mali depuis Janvier 2008. Ce dŽplacement avait pour objectif de faire le point gŽnŽral des activitŽs avec Alou TraorŽ et Abdoulaye Keita ; dĠinitier Bernard Deschamps au travail de la Fondation ˆ SŽgou.

La SNCF, Air France, ont facilitŽ les dŽplacements de Marie dans le fauteuil roulant. Abdoulaye Keita nous a conduits ˆ SŽgou en voiture.

 

  LĠaccueil ˆ SŽgou:

Devant lĠentrŽe de la maison dĠAbdoulaye, il y avait une centaine de personnes.

Les directeurs des Žcoles et des Žcoles professionnelles ; Salif SangarŽ, prŽsident de lĠUMAV (Union Malienne des Aveugles) ; le chef du village de SŽkoro.

Les jeunes filles Žlves infirmires et couturires ont dit un pome sur le Merci et chantŽ une chanson de leur composition. Des Žlves du CETI ont dansŽ.

Cet accueil Žtait trs Žmouvant. Plusieurs ont versŽ une petite larme, et nous aussi en serrant dans nos bras nos amis.

Marie et Jean Bernard JOLY Žtaient logŽs chez Abdoulaye Keita ; Bernard Deschamps chez un voisin.

Le Commissaire de police du quartier assurait une surveillance discrte, conformŽment aux directives du Gouvernement.

 

  LĠInstitut des jeunes aveugles :

Rappel de lĠhistoire :

Il existait une petite classe pour enfants aveugles dans le centre des handicapŽs, mais ce nĠŽtait pas fonctionnel.

Janvier 2008 : dŽcision de la crŽation dĠune Žcole pour enfants aveugles. Le financement de sa construction est possible gr‰ce ˆ un don exceptionnel ˆ la Fondation Le•la Fodil.

Mars 2011 : aprs divers projets, la construction de deux classes pour 20 Žlves commence dans lĠenceinte de lĠŽcole du quartier de Sido Soninkoura.

LĠAcadŽmie de SŽgou fournit le personnel : une directrice, trois enseignants qui se perfectionneront ; la Fondation Le•la Fodil assure le transport des Žlves en moto taxi, un repas ˆ midi et une bourse de vie mensuelle, une dotation en matŽriel pŽdagogique spŽcifique.

LĠŽcole ouvre en octobre 2011.

 

Visite :

Le b‰timent construit pour Ç lĠInstitut des jeunes aveugles È est placŽ entre deux classes dĠenfants voyants.

Quand ils entrent et sortent, quand ils jouent dans la cour, les mal-voyants sont tout de suite entourŽs d'enfants voyants.

Salif SangarŽ, prŽsident de la section locale de lĠUMAV, lui-mme aveugle, Žtait heureux de nous prŽsenter cette belle rŽalisation.

Dans chacune des deux classes, des jeunes sĠexercent ˆ Žcrire en Braille avec des poinons. Certains en sont dŽjˆ ˆ Žcrire des mots, dĠautres rŽptent lĠŽcriture de la lettre Ç Ž È.

La directrice de lĠŽcole, madame NĠDiaye Tako SogorŽ est une jeune femme, accueillante et intŽressŽe par son travail.

Les enseignants : Chaka Tangara, Mahamadou Sidi ThŽra et Mohamed el BŽchir sont impatients de poursuivre la formation dont ils ont dŽjˆ reu quelques ŽlŽments. La directrice de lĠancienne Žcole, madame Ngono Oumou TraorŽ accepterait de venir deux fois par semaine pour donner des conseils. LĠŽcole des jeunes aveugles de Bamako dont nous avons rencontrŽ la direction, participera aussi ˆ cette formation.

Le nombre dĠenfants frŽquentant lĠInstitut est actuellement variable de 8 ˆ 12. En effet, les parents nĠont pas encore bien compris lĠintŽrt de la scolarisation, qui remplace la mendicitŽ ˆ laquelle ils soumettaient leurs enfants.

La scolarisation en premier cycle se fera dans le cadre de lĠInstitut. Ce ne sera quĠen second cycle que les Žlves pourront tre intŽgrŽs compltement avec les voyants.

LĠannŽe prŽsente doit tre considŽrŽe comme une annŽe expŽrimentale. La vŽritable premire annŽe sera lĠannŽe prochaine.

Une aide pour le diagnostic du degrŽ de vision sera donnŽe gr‰ce ˆ lĠUMAV de Bamako.

 

 

Centre de santŽ communautaire de SŽkoro.

Historique :

En Janvier 2008, le chef du village de SŽkoro demandait ˆ la Fondation Le•la Fodil de construire une petite maternitŽ destinŽe ˆ accueillir les femmes enceintes et en accouchement venant de son village et des villages voisins.

Cette construction fut faite au cours de lĠannŽe 2008.

Profitant de lĠexistence de cette maternitŽ, la Direction de la SantŽ de la rŽgion dŽcida de complŽter par un Centre de SantŽ Communautaire qui fut construit et ŽquipŽ en 2011.

Visite :

Monsieur Coulibaly, chef de village, nous accueille dans sa maison avec sa gentillesse et sa dignitŽ habituelles.

Personnel :

Un mŽdecin, une sage femme, une matrone, une infirmire, une pharmacienne, un gardien.

La partie mŽdicale du Centre de santŽ :

Salle des hommes de 6 lits. Les malades peuvent passer la nuit en cas dĠaffection un peu grave nŽcessitant une surveillance.

Salle de soins, bureau du mŽdecin. Pharmacie approvisionnŽe par lĠEtat

Une toilette avec lavabo, douche ˆ lĠitalienne et WC.

Chaque pice est pourvue dĠun lavabo et on recommande de se laver les mains. Il y a mme un savon utilisŽ sur chacun dĠentre eux.

LĠeau provient dĠun ch‰teau dĠau alimentŽ par un forage avec une pompe solaire.

 800 consultations depuis le dŽbut du mois dĠoctobre

La maternitŽ :

Salle dĠattente et de suite. Les femmes restent 6 heures avant de retourner chez elles. En cas dĠaccouchement difficile ou risquŽ, par exemple les femmes ‰gŽes, elles peuvent rester une journŽe.

Consultation prŽnatale.

Salle dĠaccouchement.

Lavabo dans chaque pice.

Le matŽriel est mis ˆ tremper puis stŽrilisŽ ˆ lĠautoclave Ç type UNICEF È.

 40 naissances depuis lĠouverture au mois dĠoctobre.

 

 

Visite des Žcoles et des bibliothques :

            Les 141 Žlves aidŽs par la Fondation Le•la Fodil en primaire sont rŽpartis dans 6 Žcoles privŽes ; les 32 du secondaire dans autant dĠŽcoles publiques.

Nous avons visitŽ les Žcoles dans lesquelles une bibliothque a ŽtŽ construite et ŽquipŽe.

CĠŽtait un grand plaisir de voir ces enfants de tous ‰ges attablŽs ou couchŽs sur des nattes, entrain de consulter livres et brochures !

Les bibliothŽcaires nous ont montrŽ les registres de consultation et de prt. LĠaffluence du jour nĠŽtait pas une dŽmonstration ˆ lĠoccasion de notre visite.

Une collecte de livres sera entreprise en France pour enrichir encore le stock actuel.

 

CETI (Centre dĠEnseignement Technique Industriel)

La diminution du nombre dĠŽlves boursiers accordŽs par lĠEtat cette annŽe : 40 au lieu de plus de 200, a ŽtŽ un coup dur trs fort.

LĠeffectif de lĠŽcole a ŽtŽ fortement diminuŽ.

Ainsi, cette annŽe est plus lŽgre en activitŽ. CĠest pourquoi Ladji Gakou, directeur de lĠŽcole, en a profitŽ pour suivre une formation en dŽveloppement social ˆ Bamako.

 

Centre Agropastoral de SŽgou

Deux jeunes filles et un jeune homme y sont Žtudiants en premire annŽe au compte de la Fondation Le•la Fodil.

Cette formation est intŽressante, car les titulaires du Brevet de Technicien dĠagriculture et dĠŽlevage peuvent tre employŽs ˆ lĠOffice du Niger ou ˆ lĠOffice Riz ;  sĠinstaller en privŽ comme agriculteur ou mara”cher ; ouvrir une pharmacie vŽtŽrinaire ; ou continuer des Žtudes pour devenir ingŽnieur agronome ou vŽtŽrinaire, dans le cadre de la nouvelle universitŽ de SŽgou.

Nous avons pu admirer lĠŽquipement informatique, les animaux et le matŽriel agricole moderne.

 

Centre Vicente Maria : Infirmires et couturires

SÏur Maria Angeles, directrice de lĠŽcole, avait attendu notre venue pour procŽder ˆ la remise officielle des dipl™mes aux Žlves sortant de la formation dĠinfirmires. Il y en avait cette annŽe 5 qui avaient reu lĠaide de la Fondation Le•la Fodil.

Sous une estrade spŽcialement amŽnagŽe pour des cŽrŽmonies festives ou pour un thŽ‰tre, les 30 dipl™mŽes, dont la premire au niveau national, habillŽes de lĠuniforme de lĠŽcole,

ont chantŽ. Une dĠentre elles a fait un discours trs simple et amical.

Pour la remise des dipl™mes, lĠanimatrice appelait soit une soeur, soit un professeur, soit une des personnalitŽs prŽsente.

Abdoulaye et Jean Bernard ont  ŽtŽ appelŽs. Les Žlves ont entourŽ amicalement Marie en lui prŽsentant leurs dipl™mes.

La cŽrŽmonie sĠest poursuivie par des danses improvisŽes avec la musique dĠune chanteuse et dĠun guitariste, tandis que des sucreries du pop corn et des beignets de crevettes Žtaient distribuŽes.

 

Nous avons ŽtŽ trs Žmus de voir aboutir cet effort dĠaide ˆ des jeunes files qui sans cela nĠauraient pas eu le moyen de voir leur condition sĠamŽliorer par la possibilitŽ de travailler.