Les nouvelles 2001
Compte rendu de voyage
Mali et VietNam

- Géographie -


Novembre 2001
Au Mali
 
1 -  Compte rendu de séjour au CETI à Ségou par  Yves Pawlak
2 -  Evaluation de la formation des accoucheuses traditionnelles par Annie Fonteneau
3 -  Enseignement technique au CETI de Ségou par  Daniel Laissus
4 -  Evaluation de diverses actions à Ségou par Francis Groux
 
Au Vietnam
1 -  Planification familiale naturelle au Vietnam par Marie Joly
2 -  PMI dans la provionce de Ninh Binh par Pham Xuân Tiêu et Jean-Bernard Joly


1 - Planification familiale naturelle au Vietnam
 

Maire Joly, Novembre 2001
L’objectif de ce séjour était de rencontrer les différentes équipes travaillant en Planification Familiale Naturelle pour faire le point et prévoir la suite. Tout cela a été fait avec le Docteur Pham Xuân Tiêu, correspondant de la Fondation Leïla Fodil et responsable de ce programme.
 

Ho Chi Minh Ville :

 Nous avons rencontré les moniteurs formés par le Docteur Tiêu. Ils sont très engagés dans le travail d’information avec 2 pôles principaux :

Par ailleurs, les moniteurs sont appelés pour des formations dans d’autres provinces : Da Nang :

Région du centre du Pays. Nous avons rencontré à Hà Nôi la supérieure des religieuses qui ont été formées à TQS par le docteur Tiêu.
Celles-ci ont inclus TQS dans leurs activités pour aider les femmes qui le souhaitent.
 

Ninh Binh :

Nous avons passé 2 jours avec le groupe des couples de la commune de Kim Dinh dans le district de Kim Son. Ils utilisent TQS depuis bientôt 4 ans. Nous avons achevé les cours leur permettant de transmettre à d’autres couples de leur entourage. Ils sont soutenus par le docteur Tông Xuân Vy, médecin responsable de la supervision du Centre de Santé de la commune. Il voudrait pouvoir former un nouveau groupe de couples dans une autre commune du district de Kim Son.
 

Hà Nôi :

Le groupe de l’Union des Femmes : dix femmes sont formées comme monitrices. Elles ont le projet de commencer des cours dans deux quartiers de la ville.

Paroisse de Thai Hà : Rencontre des 6 formateurs et du père Hiên. Ils font un travail considérable en préparation au mariage dans plusieurs paroisses de la ville : ils ont obtenu de consacrer 6 ou parfois 8 heures de cours pour TQS, répartis sur les 6 mois de préparation, ce qui permet aux jeunes filles de bien apprendre à faire leur observation avant le mariage.
Ils envisagent d’organiser des formations de moniteurs dans deux provinces voisines : Bac Ninh et Nam Dinh.
 

Hai Phong

Nous avons fait une information TQS dans le district de Tiên Lang, commune de Bach Dang, à la demande de l’Union des Femmes de Hai Phong. Les participants ont montré un grand intérêt et pensent demander une formation plus approfondie.
Par ailleurs, le père Hiên de Hà Nôi a pris contact avec le secrétaire de l’évéché de Hai Phong pour l’informer de notre activité.
 

Projets pour 2002 :

Ce sont maintenant les formateurs locaux qui travaillent. Ils ont toujours besoin du soutien pédagogique du docteur Tiêu, et d’une aide matérielle pour organiser leurs cours et leurs déplacements vers les provinces voisines, d’une visite annuelle d’une monitrice de France.
La Fondation a donc promis de continuer à leur apporter un soutien substantiel pour propager TQS auprès des familles qui souhaitent cette méthode de planification familiale conforme à leur attente.

Budget prévu pour 2002 : 12 634 €

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2 - PMI dans la province de Ninh Binh
 

Pham Xuân Tiêu et Jean-Bernard Joly, Novembre 2001
Le travail de PMI avec la province de NINH BINH a commencé en 1999.
Son objectif était la formation de tous les agents de santé des communes d’un district aux méthodes de travail et aux techniques de soins des mères et des nouveau-nés :  “Protection Maternelle et Infantile”.
La formation de ce district devait pouvoir servir de modèle à l’application aux autres districts de la province.

Nous lui avions donné un titre :

Pour une maternité sans risque à la campagne

Les formations ont concerné :

1- Les directeurs et sous directeurs
Dans tous les centres de santé de tous les districts, afin de les tenir au courant de l’expérioence en cours.
Méthode de suivi et d’enseignement appelée “supervision”, enseignement continu du   personnel à travers des visites régulières dans le but d’améliorer la qualité de ses prestations.
Techniques d’examen et de soins retenues :

 Attitudes des soignants envers les patients et des dirigeants envers le personnel.

2- Les agents de santé du district de Nho Quan.
 a) Nous avons tout d’abord donné une formation sur la supervision et les cinq points de la formation aux agents de l’équipe mobile du district.
Ces personnes ont en effet la charge du suivi des activités des centres de santé communaux. Habituées seulement à suivre la contraception, elles devaient recevoir une formation complémentaire sur ce travail nouveau.
 b) Les agents de santé des communes.
Nous avions décidé de donner une formation identique à tous les agents ayant de près ou seulement de façon occasionnelle accès aux mères et aux petits enfants.
Cette formation a été faite par les dirigeants du centre de santé de la province, assistés par le directeur du centre de santé du district.
Des formations complémentaires ont été données à l’équipe mobile, pour la perfectionner. Aux sages femmes. Les médecins ont bénéficié d’un stage pratique à l’hôpital du district.

3- Les dirigeants du centre de PMI de la province
Les dirigeants du centre de PMI de la province et un groupe de médecins choisis pour être les enseignants des agents de santé des districts autres que le district modèle de Nho Quan.
L’objectif était de créer une homogènéité des méthodes d’enseignement et du contenu de cet enseignement.

 Le séjour  du mois de novembre 2001 avait deux objectifs :
1°) Faire la formation des formateurs de la province en PMI
2°) Faire le bilan de deux ans de travail dans le district de Nho Quan.
 

1°) Formation d’un groupe d’enseignants du centre de PMI de la province :
Participants :
 Docteur Nguyên Ngôc Thanh. Directeur du service de PMI de la province.
 Docteur Kanh. Chef de service d’obstétrique de l’hôpital de la province.
 Docteur Hoa. Enseignante à l’école de santé de la province.
 Docteur Huong. Pédiatre, chef de bureau de la PMI de la province depuis 1998.
 Docteur Thuy. Obstétricien, chef du bureau du plan de la PMI de la province.
Nous avons donné à ces 5 personnes, destinés à être les enseignants du Centre de PMI pour tous les districts de la province, des informations homogènes sur les méthodes d’enseignement et sur le contenu de l’enseignement proposé aux agents de santé des communes.
- Supervision
- Méthodes d’enseignement et techniques particulières : jeux de rôles, travaux de groupes, usage du tableau....
- Exercices pratiques de supervision dans trois communes du district de Nho Quan : Gia Son ; Van Puong ; Phu Lôc.

2°) Bilan du travail fait depuis deux ans :
 Au cours de deux réunions au service de santé de la Province, avec le docteur Thoai, vice directeur, il est apparu que tous les agents de santé avaient reçu la formation souhaitée. Les supervisions ont montré que la plupart d’entre eux avaient bien compris et pratiquaient les gestes proposés. Le séchage de tous les nouvedau-nés à la naissance est certainement le geste appris le plus efficace et le plus unanimement pratiqué.
La pratique de la supervision devrait permettre de renforcer les acquis.
 Au cours d’une réunion avec le docteur Son et les membres de l’équipe mobile de Nho Quan.
Un gros travail de recensement des nouveau-nés de petit poids de naissance a été fait dans le distict. Il a montré que ces enfants existaient et que leur nombre voisinait le taux internationalement connu de 7 à 8 %.
L’hôpital de Nho Quan, sous l’impulsion du docteur Son, a développé les soins à ces petits enfants en commençant à enseigner et à pratiquer la méthode “Kangourou”. Ce travail a donné un intérêt pour ces enfants et une impulsion à leurs soins.
La surveillance des grossesses est mieux faite, grâce aux imprimés simples créés et diffusés. La surveillance du déroulement des accouchements bénéficie elle aussi de l’emploi de l’imprimé créé à Ninh Binh.
Mais il y a encore des lacunes :
- Les imprimés ne sont pas toujours bien distribués. Certaine maternités de communes ne les emploient plus par rupture de stock.
- Les gestes simples d’examen des femmes enceintes ne sont pas encore parfaitement et uniformément pratiqués :
Mesure de la hauteur utérine
Mesure de la tension artérielle
Examen des urines
Emploi rationnel de la table d’accouchement.
Ces lacunes sont bien compréhensibles. Elles signifient que le travail d’enseignement et de supervision fait pendant deux ans doit être poursuivi par les équipes locales à tous les niveaux.
Ce n’est que de cette façon que les soins aux mères et aux nouveau-nés seront améliorés de façon durable.

Conclusion :
 Le centre de PMI de la Province avait proposé comme objectifs :
La formation de tous les personnels à la supervision et à des techniques d’examen et de soins simples permettant d’améliorer la santé des femmes enceintes et des nouveau-nés.
  Le contrat est rempli.
Nous avons formé des formateurs pour la province.
Nous avons aidé à la formation de tout le personnel d’un district.
Nous avons fait la supervision et une évaluation du travail fait.
 Le service de santé de la province a à sa disposition le personnel nécessaire à la formation ultérieure des autres districts. Ces personnes ont connaissance des méthodes modernes d’enseignement et possèdent un contenu simple concernant les objectifs choisis.
 Une première expérimentation dans un district a permis d’observer les effets favorables de la formation de tous les agents de santé.

 Il y a de grands changements depuis le début de l’action.
De nombreuses communes ont bénéficié de rénovation des locaux. Le matériel : tables d’accouchements ....est neuf presque partout.
Dans les communes visitées, les fiches de surveillance de la grossesse sont en général  bien remplies. Il semble qu’on ait su en tirer les conclusions pour l’évacuation des cas difficiles.
Le docteur Son a prêté une grande attention aux nouveau-nés de petit poids de naissance. Il en a fait le recensement officiel. La pratique du Kangourou est à son début qu’il faut honorer.

 Sur le plan de l’enseignement de la supervision et de la formation des personnels de santé des districts et des communes, les visites de supervision ont montré clairement qu’il faut perfectionner et adapter notre message.
L’action de protection maternelle et infantile commencée porte quelques fruits. Mais c’est insuffisant et surtout on a l’impression qu’il faut faire comprendre aux agents de santé des communes qu’il s’agit d’une action qui devra être autonome et qui ne devra pas avoir de fin.

Pour assurer une perennité faisable par les équipes locales, il faudrait peut-être :

Les agents de santé n’ont pas encore bien compris que ce programme leur donnait des possibilités supplémentaires pour faire mieux leur travail.

 Malheureusement, nous ne savons pas si le service de santé de la province et le centre de PMI sont disposés à poursuivre leur effort autrement qu’en langage.

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1 - Compte rendu de séjour au CETI à Ségou
 

Yves Pawlak, Novembre 2001
Nous sommes bien partis le 26 Octobre comme prévu. Une petite frayeur tout de même  en  arrivant a Bruxelles, nous étions sur liste d’attente (petite angoisse).En fin de compte tout s’est bien déroulé, nous avons voyagé en classe affaire et c’était très bien.

Nous sommes arrivés à BAMAKO vers 17h15, Monsieur GAKOU était bien au rendez vous. Tout d’abord, nous sommes allés déposer nos bagages a l’hôtel, Mr GAKOU ne voulant partir que le lendemain matin, la raison étant que la route est dangereuse la nuit au vue des camions qui y circulent la nuit.

Arrivés à 11h à SEGOU, notre première visite fut pour la famille et faire la connaissance de la petite TATA. Pour ne pas perdre de temps, direction CETI n°1 pour une première prise de contact. Celui ci fut très chaleureux, nous étions attendus. Je me suis entretenu très longuement avec les professeurs d’électricité comme il se doit. Tout d’abord de leur travail au sein du CETI,puis je leur ai fait part de mes axes de travail accompagnant ma venue. La semaine se terminant le samedi a 13h,nous nous sommes retrouvés  vite en week-end
 

Lundi 29 Octobre: Le travail peut réellement commencer

Entretien avec Mr KONE et Mr TOURE sur le travail accompli ces 2 dernières années au sein du CETI, résultat scolaire entre autre.
Orientation de la discussion sur le problème qui me tenait a cœur, en l’occurrence la confection de la prise de terre et la mise aux normes de l’alimentation de la salle de TP.

L’après-midi, je suis allé avec Daniel rendre une petite visite au CETI 2 ,n’ayant vu la première fois que les fondations. Cela fera certainement une belle école.

J’en ai profite pour assister a un cours de dessin avec Daniel, j’ai joué un peu le rôle de Candide lors de son intervention. même si on ne parlait pas d’électricité, ce fut très instructif
 

Mardi 30 Octobre: accompagnement de Mr GAKOU à NIONO

Visite de condoléances chez un de ses amis « Directeur de l’office du Niger » ; personne que l’on avait déjà rencontré lors de mon premier séjour. J’ai découvert l’Afrique un peu plus. L’accueil a été formidable.
 

Mercredi 31 Octobre: Entrevue avec Mr  GAKOU

Entrevue avec Mr  GAKOU en présence de Mr TOURE en vue de l’achat du matériel pour la confection de la prise de terre. J’en suis heureux je vais enfin pouvoir mener à terme mon travail.

J’ai également fait une intervention en classe pour expliquer aux élèves ce que l’on attendait d’eux, et la finalité de ce travail. Quand ils ont su que c’etait eux qui allaient faire ce travail,la joie fut unanime. En effet il était préférable de les mettre en situation.
Ce fut suivi par une explication plus technique sur le rôle de cette prise de terre et qu’ils allaient pouvoir le démontrer physiquement. ce fut une bonne journée
 

Jeudi 1 novembre : les élèves sont tous au rendez-vous

Nous y sommes, les élèves sont tous au rendez-vous, le travail peut commencer sous la direction du professeur présent. Tout d’abord il a fallu trouver les outils adéquats, et ce n’est pas une mince affaire en Afrique. Heureusement Mr  Kone a pu y remédier. C’est là que j’ai fait mon premier tour de cyclomoteur, pour la petite histoire

Le trou de réception du piquet de terre fut creux très rapidement. Après confection d’une petite tranchée de passage du câble, la fixation de la barrette de terre fut effectuée. Plusieurs questions furent émises a son sujet. Il fallut donc leur expliquer, c’est là que je me suis aperçu de leur intérêt. Malheureusement les essais furent non concluant. J’eus recours à la prise de mesure suivie par un grand intérêt par les élèves. Avec le professeur, nous avons expliqué la défaillance  de cette prise de terre. La terre est de mauvaise qualité, ce qui fait que !  De plus le disjoncteur changé lors de ma première intervention est déjà inopérant, trop de manœuvres effectues, un problème de plus à
résoudre. Nous en sommes restés là pour aujourd’hui.
 

Vendredi 2 Novembre: Retour sur la prise de terre

Retour sur la prise de terre, nous avons mouillé la terre et testé sur l’autre disjoncteur principal et miracle le déclenchement s’est effectué. Le rôle de la prise de terre etait enfin démontré. Un cours a suivi la fin de ce travail

J’ai fait recâblé le contacteur de ligne de l’alimentation de la salle de TP pour éviter de couper cette alimentation par l’interdisjoncteur. Trop d’action sur celui ci détruit son mécanisme d’enclenchement. Je l’ai signalé à Mr Gakou pour qu’il fasse le nécessaire J’ai également
sensibiliser le professeur de TP pour qu’il évite de couper l’alimentation comme cela. Le contacteur étant opérationnel, il n’y a pas lieu de le faire par cet interdisjoncteur

Mes deux axes de travail ont aboutis   OUF !
 

Samedi 3 Novembre: discution avec les professeurs

Les professeurs ont émis le désir de se documenter sur les systèmes d’automatisme. Ce que j’ai pu comprendre, le ceti désire préparer le BT.  Je pense pouvoir leur apporter quelque chose de par mon expérience dans ce domaine, Un nouvel axe de travail se profile.
 

Dimanche 4 Novembre: retour à Bamako

Nous sommes sur le retour a BAMAKO. Le temps de faire quelques achats à la galerie artisanale, après l’enregistrement des bagages, nous sommes allés chez son ami pour déjeuner et attendre le départ

En conclusion, comme pour la première fois cette intervention a été très enrichissante humainement, et qui plus est ,j’ai abouti dans mes
objectifs

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2 - Evaluation de la formation des accoucheuses traditionnelles
 

Annie Fonteneau, Septembre 2001


Réunion avec Kani Kané

 Évaluation - article.
 Après avoir rappelé les différentes étapes de la formation des AT dans les centres de santé, nous abordons certains points du document concernant l’évaluation des connaissances.

 Kani exprime la difficulté pour les femmes à répondre aux questions. “Ce sont des femmes qui accomplissent des tâches, elles retiennent les gestes plus que les paroles. Leurs actions ne sont pas mesurables”. Cependant, le nombre de transferts dans les maternités est plus fréquent. Restent encore que 80% des accouchements s’effectuant au village, les AT jouent un rôle fondamental, il ne faut pas les écarter. En ce qui concerne la non information sur les vaccinations, Kani répond que l’AT oriente la femme vers les centres de santé (ce qui est fait) et là, la vaccination est réalisée.

Si on reprend une aide à la formation des AT, l’évaluation restera nécessaire. Il faudra l’étudier avant de commencer.
L’information sur les vaccinations mérite d’être confrontée avec le résultat final.

 Contraception
 Pilule et injections sont délivrés à faible prix (100 Cfa 1 plaquette et 300 Cfa l’injection trimestrielle). Les méthodes naturelles ne sont pas pratiquées, en raison de l’abstinence qu’elles imposent, mais cette formation est nécessaire pour répondre à certains besoins.

 Le contexte politique
 Selon Kani, le gouvernement, aujourd’hui, est favorable aux AT mais n’octroie pas de budget pour leur formation ainsi que pour les fournitures. Il a été demandé au centre Famory de proposer des stratégies pour relancer la formation.

Le context local
 Kani dit que cet axe est “inscrit dans le programme”.
Je lui ai posé deux questions :

D’autres organismes d’aide au développement interviennent auprès des AT : Voisins mondiaux - Africare.
Depuis deux ans, Kani n’intervient plus, en raison de la suspension de la subvention de la FLF.
Subvention interrompue en attente de l’évaluation qui a un peu tardé.
 

 La stratégie

Objectifs


Moyens


 Demandes formulées à la Fondation
 

Autrement dit, la Fondation Leïla Fodil devrait prendre en charge la totalité des dépenses de formation, ce qui n’est pas acceptable.  La valorisation financière de ces demandes n’a pas pu être effectuée.
 
 
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3 - Enseignement technique au CETI de Ségou
 

Daniel Laissus, Novembre 2001
Je me suis rendu à Ségou cette année en compagnie de Yves, pour effectuer un bilan de notre collaboration et apporter, comme depuis 4 ans, quelques documents techniques pour les enseignants du C.E.T.I.. Je dois dire que nos documents pédagogiques, livres sont évidemment très utiles et appréciés. Ils sont employés un peu en photocopies…, pas assez à mon avis.  Par contre, il n’y a pas encore de documents crées sur l’habitat malien.
 

Emploi du temps durant mon séjour

Avec Sallah SIDIBÉ et Souleymane SAMAKÉ (prof. de dessin technique)
Lecture, étude et mode d’emploi de tous les documents apportés notamment sur l’assainissement…
J’ai assisté à quelques cours dispensés par M. SIDIBÉ et le « second » professeur de dessin bâtiment, M. SAMAKÉ qui est un ancien élève du CETI ayant préparé ensuite un BT dessin bâtiment à Bamako.
Je suis un peu déçu par le peu d’initiative, d’originalité des cours de M. SIDIBÉ. Les cours sont tristes, …je lui ai dit.
Peut-être y aura t-il une amélioration l’an prochain ?. Mais c’était du déjà vu et dit lors de mes précédents voyages.

Avec Gaoussou SANOGO (professeur de technologie bâtiment)
Perfectionnement avec le logiciel de DAO sur le portable que je lui ai apporté.

Avec Moussa KASSOGUÉ (professeur d’atelier)
Embauché au CETI depuis 2ans. Complète son temps de travail en administratif (surveillance).
L’entretien a porté principalement sur la gestion et le rangement du matériel d’atelier dans le magasin.
 

Elèves de la fondation pour l’année 2001/2002

Les élèves admis au test de recrutement de la fondation pour cette année sont :
1- Alhousseyni A. DIALLO
2- Mamadi TRAORÉ
Je n’ai pas pu voir les épreuves.
A voir le problème de l’élève handicapé vu par Francis en février 01. Il serait reparti dans l’école de Maïga.

Des nouvelles des élèves soutenus par la fondation Leïla Fodil
1- Yaya CAMARA (96/97) a ouvert une cabine téléphonique (échec au cap élect.)
2- Sayo COULIBALY (97/98) travaille pour son compte en électricité
3- Abdoullaye DEMBELÉ (98/99) travaille pour son compte (débrouille)
4- Abdulkarim HAIDARA (99/00) travaille chez Gaoussou SANOGO
 

Construction du nouveau C.E.T.I.

Le CETI s’agrandit. Un nouveau bâtiment de deux classes est en cours de construction.
Actuellement il y a 5 salles construites et occupées, d’une capacité d’accueil de 40 élèves environ.
Un nouveau bâtiment pour l’atelier devrait voir le jour en collaboration avec l’association ENFIN de JL EPINOUX.
Les toilettes n’ont toujours pas d’eau.
L’eau provient de l’établissement scolaire situé à côté.
 

Informatisation du CETI

Les ordinateurs de France devraient arriver prochainement.
M.GAKOU en achète 3 ou 4 pour compléter sa salle qui se situe pour le moment dans le CETI 1 (ancien).
 

Atelier Electricité

A notre arrivée, aucune amélioration au point de vue sécurité. Yves a remédié au problème de la mise à la terre des bâtiments de l’ancien CETI.
 

Nouvelle aide pédagogique

M. Gakou souhaite une aide pédagogique en comptabilité car les résultats obtenus aux examens ne le satisfont pas et juge que l’enseignant actuel a besoin d’être épaulé… .
 

Conclusions

Je pense qu’il n’y a aucun travail d’équipe dans ce centre, aucun projet en commun, pas de diffusion de documents entre-eux, chacun fait son cours comme il peut dans son coin pour preuve le prof d’atelier travaillant avec un livre de techno de 1970 alors que j’en ai apporté (édition récente), il y a deux ans et l’an dernier !!! J’en ai discuté avec les intéressés…à suivre !!!
Comme chaque année, une petite réception sympathique nous a été donné à la fin de notre séjour dans la cour du C.E.T.I..
Je rechercherai à nouveau des manuels scolaires, de la documentation technique et un rétroprojecteur.
Comme je le fais depuis 4 ans, je continuerai à envoyer des demandes d’aide auprès des différents industriels locaux et nationaux.
J’ai eu récemment un entretien avec la direction de la bibliothèque municipale de Beauvais : des livres doivent nous être offerts pour le CETI (des contacts avaient déjà été établis mais étaient tombés dans l’oubli…) à suivre égaelement.
 

Rencontres

Messieurs Alou TRAORÉ pour contacter Modibo COULIBALY (voir rapport Yves)
MAÏGA commerçant et directeur de l’école technique et tertiaire de Ségou
DAOUDA Kané promoteur du centre agropastoral de Ségou
Boubacar S.TOURÉ coordinateur de l’office du Niger
Jean-Louis EPINOUX
Boubacar DOUMBIA Prof. de dessin d’art au lycée AKCC à Ségou, créateur de l’atelier et de la galerie Kasobané à Ségou (création d’art du bogolan, bacilla et indigo)
 
 

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4 - Compte rendu de voyage et évaluation de diverses actions
 

Francis Groux, Septembre 2001
Visite au CETI

Les deux élèves boursiers ont été reçus au CAP.

Concours de recrutement :
Amadou Koné, handicapé, est inscrit en première année de BT de comptabilité.
Un autre à trouver. Alou s’en occupe.

Passent en deuxième année :
 Rokiatou KEITA
 Soungoura DEMBÉLÉ

Pour six mois, frais de scolarité 45000 X 4
Tenues :                                   5000 X 4
Total :                                   200000 Cfa réglés par chèque à Gakou. Chq n° 133 du 13-09-01

Les bourses aux élèves ont été réglées à Alou, qui les donnera aux élèves.

Gakou voudrait équiper ses deux nouvelles classes pour la rentrée prochaine en tables et bancs. La Fondation peut-elle l’aider ? Voir le devis ci-joint de 1 200 000 Cfa.

Par la suite, il envisagerait d’installer une cantine de 15 places, car certains élèves ne pouvant pas se nourrir sur place, ne s’inscrivent pas.
Là encore il demande à la Fondation de l’aider, mais ce ne sera pas cette année.
 

Direction de la santé

Rencontre de Mr Nouhoum KONÉ, directeur de la santé.
Le docteur Bouyé Coulibaly est toujours en poste à SAN.
Il est toujours intéressé par l’échographe
Prévoir l’expédition par LIPPI ou les pompiers.
 

Direction Régionale de l’Action Sociale

 La Directrice, madame Bokum, était à Bamako. Veuve, elle se remarie.

- Vu d’abord madame Bernadette Souko HAÏDARA, chargée du suivi des enfants. C’est une amie d’Alou.  Nous lui avons expliqué comment nous pensions envisager de travailler avec la DRASS. Elle est tout à fait d’accord et les bases financières proposées lui conviennent.

RAPPEL :
 Bourse mensuelle : 7000 X 12 =           84000
 Inscription à l’école : 4000      =             4000
 Médicaments  pour 1 an         =            10000
 Surveillance DRASS :
  2 visites par mois : 24 X 900  =            21600
  Frais administratifs :              =              5000
 Total pour un enfant pendant un an :    124600 cfa

Elle trouve le projet très satisfaisant.
Elle va chercher et proposer à Alou des enfants nécessiteux

- Vu Mr Bokum, neveu de madame Bokum.
Bernadette lui avait transmis les termes de notre projet. Il est tout à fait d’accord.
Madame Sissao nous accompagnait et nous lui avons parlé des deux enfants de la prison. Elle est détachée par la DRASS à la justice. Les deux enfants peuvent entrer dans le cadre de notre projet.

Il sera possible d’étudier une convention entre la Fondation Leïla Fodil et la DRASS. Le texte en sera établi conjointement par exemple en février pendant le séjour de Marie et JB.

Les relations sont excellentes.
 

Suivi Ecole Hamdallaye - Septembre 2001

1°) Réception définitive des travaux de construction du Bâtiment de Direction-Bibliothèque en présence de : l’urbanisme, Le président de l’APE, la direction de l’école, l’entrepreneur, la Fondation Leïla Fodil.
Remise du chèque correspondant 600 404 cfa à Bozo Constructeur.

2°) Réception provisoire de fin de travaux de rénovation de 2 salles de classes.

3°) Les Parents d’Élèves sont prêts à prendre en charge les rayonnages de la bibliothèque. Ils attendent l’envoi de livres.
Ils ont reçu les fournitures scolaires apportées par Françis et Annie : crayons, bics, gommes etc.. mais pas les cahiers.

4°) Les directeurs sont preneurs de tous ouvrages scolaires ou non, albums, revues etc...

5°) Les directeurs et les parents d’élèves demandent où en est le projet de financement de la rénovation totale du groupe scolaire suite à la demande faite au Fonds d’aide européen ?

6°) Les directeurs demandent de relancer le projet d’échange pédagogique avec Blois. Pour eux, c’est très important. Si cela ne peut pas se faire avec Blois, il faudrait trouver une autre école.

Ils demandent du matériel didactique pour travaux au tableau : 3 rapporteurs, équerres, compas en plastique grand format.

7°) La réforme en cours prévoit d’intégrer 1er et 2nd cycles en un seul cycle : Enseignement fondamental.
Ils ont fait une demande de soutien à F.A.E.F. Fonds d’Appui à l’Enseignement Fondamental.
Ils espèrent aussi une aide japonaise.
 

École de la Mission - (École Soeur Anita - A)
BP 109 - SÉGOU
tél : 320 082

Directeur : Mr Abdullaye KEITA

A l’école, les enfants sont soumis à des examens de contrôle chaque trimestre. Les résultats conditionnent le passage dans la classe supérieure et non les pourcentages fixés arbitrairement par l’Éducation Nationale (cette année 80% même si les élèves sont nuls)

5 enfants  seront inscrits en 1ère année et recevront une bourse de la Fondation :
 - Ashahida DICKO (2° fille de Mohamed)
 - Mamadou FOFANA (la mère est en prison
 il sera hébergé par Mamadou Diakité surveillant-instituteur de la prison)
 - les 3 autres seront recrutés par Alou et l’AAPDS

Si redoublement : la bourse sera supprimée.

Un chèque de 100 000 cfa a été remis à Mr Keita pour l’achat de livres pour la bibliothèque scolaire de 1° année. (ci-joint 1 reçu) Il enverra la liste après achat.

Les frais de scolarité sont de 20 000 cfa par an + 6 475 cfa d’inscription.
Pour 5 enfants : 26 475 x 5 = 132 375 cfa. Chèque remis à Mr Keita.

En plus : la carte APE=250cfa  + la tenue double=6000 cfa.
Pour 5 enfants : 6 250 x 5 = 31 250 cfa (chèque remis à Alou)

Alou va chercher avec Mr Keita un enseignant pour assurer le soutien scolaire sous le contrôle de l’école.
 

Visite à SEBE SO (École privée laïque)
SEBE SO = maison où on fait un travail sérieux.
Missira  BP 598
SÉGOU
tél : 321 624

Installée à côté des nouveaux locaux du CETI.
Créée en 1992 sur cofinancement FAEF (75%) et promoteur (25%)
Vu :  Mr Mamadou DIALLO Directeur
 Mr Moulay DIAKITÉ son adjoint

Cycle complet de 9 classes :  302 élèves en 1er cycle
                                            60 élèves en second cycle
Moyenne : 35 à 40 élèves par classe.

Pourrions nous prendre en charge 2 cas particuliers. Il s’agit d’handicapés (langage et locomotion)
 Beïdi TADILY qui entre en 3° année
 Aïssata             qui entre en 4° année

Un autre élève handicapé n’a pas été proposé par le directeur, car niveau insuffisant.

Les frais de scolarité s’élèvent à 22 500 cfa par an et par élève.

Une réponse urgente à faxer à Alou avant la rentrée des classes.
Si accord, Alou réglera la scolarité et suivra les élèves pour remettre les bourses.

Par la suite, il faudrait voir si l’on peut les aider à équiper l’école. L’impression première est excellente.
 

Élèves scolarisés

 La dernière année scolaire a été complètement sabotée par les grèves et les enfants n’ont pas fréquenté l’école depuis 6 mois.  Nous sommes en période de vacances scolaires et une partie des enfants ne sont pas à Ségou, mais en vacances dans la famille. Ils n’ont pas pu être joints tous.  Les méthodes scolaires ne sont pas les nôtres mais elles sont à notre avis fort mauvaises :


Les tests
 Nous n’avons pu réunir que 5 enfants (filles). Les autres n’étaient pas sur Ségou.

Nous constatons :
 - elles ne savent pas écrire leur nom.
 - elles ne peuvent pas lire un seul mot.
 - pas de lecture possible
 - pas de dictée possible.
 - elles ne savent pas faire les opérations, même simples. Ne savent pas distinguer addition et soustraction.

 Nous avons été chercher leur manuel scolaire de 4° année en espérant que ce serait mieux adapté que le test prévu. Le résultat est aussi nul. Elle ne comprennent pas le français. Parmi elles, une 5° année qui passe en 6° année. Hélas son niveau n’est pas meilleur. Dans l’ensemble, le niveau est encore plus bas qu’en février. Alou et Kané sont catastrophés.

Nous avons aussi testé : Demba N’Diayi, enfant handicapé confié par Mme Bocoum de la DDASS. Il compte les opérations simples. Il déchiffre son livre de lecture mais il ne le comprend pas. Il ne parle pas du tout le français, mais il est meilleur que les filles testées précédemment.

Un élève de 2° année accompagnait les filles. Il habite dans la même concession que Hawa Diarra (la seule élève ayant réussi les tests en février). Il est éveillé et intelligent et il a voulu faire les opérations  : il a parfaitement réussi additions, soustractions et multiplications simples.
Nous supposons que le cotoîement d’Hawa y est pour quelque chose... mais les êtres sont inégaux.

Propositions :

1°) Selon la règle fixée par Jean Bernard lors de notre dernière rencontre, suppression des bourses à toutes les cinq. Alou et Kané sont persuadés que si nous faisions par la suite passer les tests aux absents de ce jour, le résultat serait semblable. D’où : bourses supprimées à tous.

2°) La bourse est vitale pour les familles déshéritées car elle permet de payer la location du logement familial et un peu de nourriture. Nous avons vu 5 familles qui n’ont pas d’autres ressources.
Ne faudrait-il pas dissocier une aide financière indispensable à la survie des résultats scolaires dont l’enfant ne peut supporter la responsabilité exclusive ?

3°) Alou et Mr Kané proposent de revenir à la formule prévue en février : suppression des bourses aux redoublants et maintien des bourses à ceux qui passent dans la classe supérieure, même s’ils ont des résultats nuls aux tests.
Alou dit : “ainsi ils pourront arriver jusqu’à la 6° année même avec un niveau très faible, ce qui est mieux que rien. Si les parents n’ont plus les bourses, ils n’enverront plus les enfants à l’école et ceux-ci seront dans la rue.
 

Enfants des rues
Fondation pour l’enfance

 Le rapport envoyé à la Fondation Raoul Follereau (FRF) par la Fondation pour l’Enfance (FPE) à Bamako a été fait avec l’aide des documents envoyés par Baykoro Kouyaté, mais sans les reprendre en détails et sans mentionner la Fondation Leïla Fodil (FLF).
Ce rapport n’a pas été envoyé à Baykoro pour vérification.

Baykoro fournit à la FPE un rapport trimestriel. La FPE centralise toutes les informations et les transmet à la FRF.  Deux extraits de rapport de 1999 sont communiqués. On y cite l’action de la FLF.

-Le stage de Bilali à Abidjan en 1999 :
Il a coûté 175 000 cfa dont 100 000 pays par la FLF, les 75 000 autres par la FPE.

Je crois que Baykoro n’est pas responsable de l’oubli de la mention de la FLF, ni de l’erreur de présentation.

- Questions structurelles et rapports avec l’aide de la FLF :
 La FLF aide le centre d’écoute et prend en charge entre autres : le déjeuner du dimanche, des médicaments et des ballons.
La FRF prend en charge les mêmes choses, mais uniquement pour le foyer d’accueil.
Les deux structures sur ce point là ont des comptabilités indépendantes. J’ai donc décidé de rétablir pour juillet à décembre la subvention de 129 900 cfa que la FLF avait suspendue.
Chèque remis à Baykoro.

Le centre d’écoute sert d’antichambre (lieu d’orientation) avant :


S’il n’y a pas de place au foyer (12 places au maximum), les enfants restent au foyer d’’écoute mais on ne pourrait aller au delà de 50 places.

 Actuellement aucun enfant ne mendie, puisque, à deux exception près (juste arrivés) ils sont tous pris en charge.
 

- Bilan des apprentis et élèves :

A - Centre d’écoute :
 Un couple de Belges a pris en charge :
  9 apprentis et 2 élèves.

 La FLF s’occupe de
  4 apprentis et 3 élèves.

 Mali au coeur ( élèves du lycée Franklin à Paris finance
  2 apprentis

B - Foyer d’accueil :
 La FRF prend en charge
  9 apprentis et 1 élève

Au total :
 24 apprentis et 6 élèves = 30 enfants pris en charge
 

Les enfants aidés par la FLF :
 Les élèves :
 - Bourama G. KOUMARÉ
  Entre en 3° année scolaire
 - Mamadou TRAORÉ dit Bény
  Entre en 5° année. Vu avec sa famille adoptive. Tout va bien.
 - Brehima COULIBALY
  A vu sa famille pendant les vacances. Entre en 4° année. Tout va bien.
 - En Juillet, les enfants scolarisés étaient en vacances, certains en ont profité pour visiter   leur famille.

 Pendant le mois d’août, de 8h à 11h, 5 jours par semaine, ils ont révisé leur programme   scolaire avec les maîtres financés par la FPE.

 Les apprentis :
 - Bakoroba SYLLA
 Apprenti tailleur. Son maître d’apprentissage est content de lui. Il aura terminé son    apprentissage en 2003.
 - Ousmane KONÉ, alias Mariké
 Apprenti tailleur. Excellent élève. Nous avons vu 40 pantalons faits entièrement par lui.
 Fin d’apprentissage fin 2003.
 Son maître cotise à une chambre d’apprentissage, ce qui permet à Ousmane de suivre les  cours de couture et de coupe qui complètent sa formation de tailleur. Il insiste sur la   disponibilité d’Ousmane ainsi que sur la précision dans le travail.
 - Bourama TIENTA dit Vieux
 Il s’appelle en fait Sény COULIBALY, dit Vieux.
 Il avait masqué son vrai nom en arrivant, mais le contact a été renoué avec ses parents et  on connait donc sa véritable identité.
 Son maître est content de lui
 Son apprentissage se termine en 2003-2004.
 - Bakary SAMAKÉ, dit Lê
 Apprenti métallier. Tout va bien. Termine sa troisième année d’apprentissage. Il lui reste   deux ans à faire (2003).

A la fin de l’apprentissage, il faudra voir comment les aider à trouver du travail, voire à s’installer.

En fin d’apprentissage, une attestation est remise aux apprentis par le maître de stage (dit celui d’Ousmane) et un certificat de fin d’apprentissage leur est délivré, valable dans tout le MALI.
Le centre d’écoute veille à trouver des maîtres d’apprentissage tailleur pour hommes et femmes (tailleur mixte) car avec la friperie il y a de moins en moins de costumes hommes à fabriquer.

Questions :
La FLF pourrait-elle encore prendre en charge 2 ou 3 apprentis, il n’y aurait plus à mendier que les talibés.
Le centre d’écoute demande si la FLF accepterait de financer un autre voyage-séminaire de formation pour un autre moniteur.
 

Maison d’arrêt

1°) Quartier des femmes :
Oumou DIARRA, en début de peine, en prison pour 5 ans, vient de donner naissance à des jumeaux. Elle a déja 2 autres enfants de 5 et 3 ans (nés en 1996 et 1998). Tous en prison avec elle.

Pour aider mère et bébés, achat de :
 4 biberons :                                                  1750 x 4   =   7 000 cfa
 25 boîtes de lait guigoz jusqu’à fin déc 2001 :  2600 x 25 = 65 000 cfa
 Nourriture d’appoint pour la mère (protéines, viande, poisson, condiments)
 jusqu’à fin déc 2001:                                                       50 000 cfa
     payé par chèque : total                                               122 000 cfa
 Pour éviter de nouvelles grossesses dans le milieu carcéral, il faudra prévoir un carnet et 2 injections trimestrielles (6000 cfa)
 

Pour les 2 enfants de 3 et 5 ans :
 Le surveillant-instituteur, Mamadou DIAKITÉ et son épouse acceptent de servir de famille d’accueil pour : Mamadou FOFANA né en 1996
  et Nouhoum FOFANA né en 1998
Il habite entre la prison et l’école de la Mission. Il a déjà 2 enfants qui vont au jardin d’enfants.
L’enfant Mamadou FOFANA va entrer à l’école de la Mission en 1° année. Il sera un des 5 nouveaux inscrits.

L’enfant Nouhoum FOFANA ira au jardin d’enfants avec les enfants de Mamadou. (inscription 4000 cfa et frais de scolarité 3000 cfa/mois)
Soit jusqu’à fin déc. 2001 : 4000 + (3 x 3000) = 13 000 cfa payé par chèque à Alou Traoré.

Mamadou DIAKITÉ assurera  la liaison entre la mère et les enfants qu’il lui amènera régulièrement.

La pension pour M. DIAKITÉ sera la même que celle donnée aux familles d’accueil pour les enfants de la rue : 7 000 cfa/mois par enfant.
Soit jusqu’à fin décembre 2001 : 7000 x 2 x 4 = 56 000 payé par chèque à Alou Traoré.
 

2°) Quartier des mineurs :
Remplacement d’un robinet, + 1 robinet d’avance : 6 000 cfa  payés en espèces.
Achat de :  1 grande natte   12 000
  2 ampoules pour cellules    1 000
  2 jeux Ludo                      4 000
  4 jeux de cartes                 2 400
  1 ballon avec gonfleur        2 500
  petit matériel modelage     20 000
    TOTAL                        41 900 cfa  payé par chèque à mme Sissao.

J’ai refusé l’achat pour les mineurs de jeux de dames à 20 000 cfa/pièce, car trop cher et en bois. En février, Jean Bernard pourrait en amener 3 ou 4 en carton et plastique achetés à Angoulême.

J’ai également refusé un devis de plus de 500 000 cfa pour le modelage et la fabrication des instruments de musique. Je leur ai accordé comme convenu 20 000 cfa.

3°) Questions générales :
Madame SISSAO a des contacts fréquents avec la Fondation pour l’Enfance (Foyer d’Ecoute des Enfants des Rues). Ce sont les mêmes enfants.
Elle fait les demandes auprès de la Police ou de la Prison quand les enfants ont des problèmes, afin d’éviter si possible l’incarcération, en calmant les victimes, les dédomageant, et elle essaie d’avoir des contacts avec la famille des enfants.
Elle envoie au Centre d’Écoute un complément nutritionnel.

Pour l’avenir des mineurs, Mme SISSAO travaille avec MALI-ENJEUX. Elle fait les démarches pour que les mineurs sortent de prison, résident chez leurs parents et intervient auprès de MALI ENJEUX qui les placent en apprentissage chez MÉTAL KEÏTA et CIWARA (menuisiers métalliques).
MALI ENJEUX finance les cours et la nourriture des jeunes.
Mme SISSAO suit les enfants en apprentissage et rend compte au juge.
J’ai vu Mali Enjeux qui a dit que si théoriquement l’idée est bonne, en fait, dans les 6 mois qui suivent le début  en apprentissage, 9 sur 10 des jeunes fuguent et vraissemblablement retournent à la délinquance, plus ré-incarcération. il y a eu néanmoins 2 cas où les mineurs ont repris l’apprentissage après leur fugue.

Mali-Enjeux a fait vidanger les fosses de la prison.

Mme SISSAO n’a aucune idée pour savoir qui dirigera et animera l’éventuel Foyer d’accueil (ENFIN) Le projet ne semble pas avoir été vraiment programmé par les autorités de Ségou.  Gakou m’a dit qu’il avait eu la visite de deux français envoyés par Jean Louis Epinoux qui lui ont dit que c’est eux qui animeront le Foyer !!!
Il est bien évident que si le projet d’un foyer n’intéresse qu’ENFIN, il vaudrait mieux s’orienter vers un autre projet plus utile, par exemple la remise en état de la cuisine de la prison.
Main d’oeuvre : ENFIN
Financement : Leïla Fodil et Mali Enjeux.

Madame Sissao enverra un état récapitulatif des dépenses correspondant aux sommes que je lui ai remises.
 Mineurs                 41 900            +  6 000
 Mère enfants        122 000            +  7 200
  TOTAL              163 900 chèque + 13200 espèces
 

Modibo Coulibaly

 J’ai expliqué les deux solutions proposées :
- Soit Modibo vend le poste et rembourse la Fondation Leïla Fodil.
- Soit il respecte les remboursements prévus.
 Modibo veut garder le poste de soudure. Le fabricant ne le reprendra pas car ce n’est pas dans la coutume malienne. Ce qui est vendu l’est définitivement. S’il veut le vendre, il le fera avec une importante perte.
 Modibo s’engage à rembourser ce qu’il doit à compter du mois d’octobre, à raison de 10000 F cfa par mois, sauf éventuelles difficultés, mais en tout état de cause il réglera au minimum 5000 F cfa par mois. Mais cela risque d’allonger le délai de remboursement.
Quand il aura fini de régler cette dette, Modibo essaiera d’avoir localement un prêt pour une partie de la somme nécessaire au branchement (150 000 ou 200 000Cfa sur 350 000) et sollicitera auprès de la Fondation Leïla Fodil un nouveau prêt complémentaire remboursable par mensualités de 10 000 F.

 Conscient que cette éventualité était peu raisonnable, j’ai essayé de lui montrer que cela aillait l’endetter pour longtemps.
Alou comprend le souhait de Modibo qui n’a pas d’autre solution pour pouvoir travailler correctement, et il a soutenu le projet.

 Donner une réponse à Alou pour transmission à Modibo.
 

Voisins mondiaux

Rencontré :  Mr Salim Touré, président
  Mr Siaka TRAORÉ, directeur adjoint
  Mr Bianivo MOUNKORO, documentaliste
Le directeur, mr Seydou TANGARA, étant à Bamako pour plusieurs jours.  Ils n’ont pas eu encore de réunion pour réfléchir à une possible collaboration avec nous. Cette réunion est prévue après notre départ de Ségou.

Voici les axes de leurs travail dans les villages.

Deux par village minimum (pouvant aller jusqu’à 4 ou 6)
Elles sont rémunérées par le village et par les ménages, en nature ou en espèces. Leur âge : entre 30 et 60 ans.  Leur formation est rémunérée partiellement par la caisse du village.  Les meilleurs résultats sont ceux des AT les plus jeunes. Ils essayent de rajeunir la profession.

Ils sont très intéressés par la contraception naturelle. Il faudrait que Marie les rencontre. (Voir Bianivo MOUNKORO).  Ils distribuent pilules et préservatifs dans le cadre de leur formation. Ils sensibilisent à la prévention du SIDA.  Il faut reprendre contact avec eux le plus rapidement possible. Alou n’était pas présent à la réunion.
 

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