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Vous retrouverez ici différents articles qui vous permettrons de découvrir plus en profondeur la Fondation.

Histoire de la fondation

La parole est à Marie et Jean-Bernard Joly, créateurs de la Fondation :

La Fondation Leïla Fodil est née de l’amour de notre famille pour d’une petite fille algérienne très malade. Elle avait trois ans. Son père, petit artisan à Saïda, l’avait emmenée en France en octobre 1983 pour la faire soigner. Elle était malade d’un lymphome malin très avancé. Nous l’avons accueillie chez nous car son traitement n’était pas possible dans son pays. Malgré les multiples tentatives, elle est morte dix huit mois plus tard dans nos bras.

Comme Marie et moi avions depuis longtemps décidé de consacrer une partie de notre vie à aider les enfants démunis de pays en développement, la présence de Leïla nous a indiqué que c’était le moment de faire ce que nous avions décidé. Nous nous sommes engagés au Viêt Nam avec l’association l’APPEL, au Mali avec l’association des « Amis des enfants malades de la Charente » et le Comité des jumelages d’Angoulême. En 1992, nous avons créé une Fondation à laquelle nous avons donné le nom de Leïla. Cette Fondation nous a donné une meilleure possibilité d’action. La reconnaissance d’utilité publique par le décret du 2 décembre 1992 lui a donné une pérennité, ce qui permet des actions de longue durée.

Ce fut 25 ans au Viêt Nam pour l’enseignement et la diffusion des méthodes de planification familiale par Marie et le docteur Pham Xuân Tiêu. Cette action se poursuit avec ses acteurs sur place.
Ce fut et c’est encore au Mali l’aide à la scolarisation et à la formation professionnelle donnée à des enfants des familles les plus pauvres de la ville de Ségou. Les actions de la Fondation Leïla Fodil sont conduites en étroite coopération avec des correspondants locaux.

Au Viêt Nam, le père Joseph Trinh Ngôc Hiên, curé de la paroisse de Thai Ha à Hà Nôi, délègue Monsieur Duong Van Loi qui anime les équipes de diffusion de la  méthode naturelle de planification familiale, avec l’aide technique du docteur Pham Xuân Tiêu.
Abdoulaye et Marie au Mali
Au Mali, Abdoulaye Keita, ancien directeur de l’école de la Mission Catholique,est le chef d’une équipe qui comprend son épouse Rokia et un ami : Daouda Tangara, ancien ingénieur de l’office riz.
Des nouvelles de Ségou : Abdoulaye Keita à Angoulême

Abdoulaye Keita, notre correspondant à Ségou a pu venir à Angoulême avant le « confinement ». Il nous apportait des nouvelles des enfants et des jeunes aidés par la Fondation. Ce fut une joie profonde de l’écouter.

La ville de Ségou se transforme. En 1983, elle comptait 80 000 habitants. Actuellement, elle en a 1 000 000 ! C’est la deuxième ville du Mali, après Bamako. L’afflux de déplacés du Nord et du reste du pays soumis aux rebelles est la cause d’un afflux incroyable de familles. Des quartiers entiers se sont créés, malheureusement sans équipements urbains de qualité. L’eau courante n’y est pas distribuée. L’électricité est rare. La pauvreté est omniprésente. Dans cette ville où la crainte règne, les enfants aidés par la Fondation Leïla Fodil poursuivent leurs études avec une grande attention.

Les pauvres, qui ne peuvent pas payer les frais d’entrée à l’école publique, se pressent auprès d’Abdoulaye Keita dès le mois de Juillet, à toute heure du jour, afin de demander pour leur enfant d’être boursier de la Fondation Leïla Fodil.

Il faut faire un choix.

Après avoir rendu visite dans la famille de chaque candidat, Abdoulaye, Rokia et Daouda font un premier choix : les enfants dont la famille est réellement démunie. Ensuite, les familles sont convoquées par quartier et au cours de cette réunion, en présence d’un témoin indépendant, les parents choisissent entre eux la famille qui, ayant le plus de difficultés, sera aidée. Quel beau témoignage d’entraide !

Les plus petits, ceux du jardin d’enfants « Les anges », entrent en première année dans l’école voisine, celle de Malamine Haidara, école réputée, fréquentée par les enfants des grands quelqu’un qui ont bénéficié de jardins d’enfants de bonne qualité. Eux, les enfants de parents analphabètes, grâce à la formation du jardin, se trouvent à égalité avec les autres. Ils ne redoubleront pas.

Nos élèves du premier cycle, dans les écoles privées, n’en ont pas souffert, car les professeurs n’ont pas « grévé ». Ils ont formé dans leurs écoles des groupes de défense contre les grands qui n’ayant pas classe venaient jeter des cailloux sur leurs toits.

En second cycle en public, ces grèves vont rendre l’épreuve du DEF (équivalent du brevet) difficile. Le soutien pédagogique que la Fondation donne à nos élèves pendant les derniers mois de la scolarité, leur permet d’être à niveau. L’an dernier, leur succès au DEF (73%) a été supérieur à la moyenne générale du Mali (52%).

Cette année encore, les professeurs de l’enseignement public ont fait grève pendant de nombreux mois. Ils le sont encore ces jours-ci.

Les écoles professionnelles donnent aux jeunes des compétences très recherchées.

À l’école Vicenta Maria, six jeunes filles n’ont pas pu accéder à la formation de deuxième cycle (Diplôme d’Etat d’infirmière) car elles n’avaient pas le baccalauréat. Toutes les infirmières diplômées sont embauchées dans les centres de santé. Kadiatou Dakouo était en possession de ce diplôme et elle suit la formation aboutissant au diplôme d’Etat. Les autres auront le choix, après les trois ans de stage exigés, de réintégrer l’école si elles le souhaitent. Elles seront alors à nouveau prises en charge la Fondation Leïla Fodil.

Le besoin d’infirmières libérales se fait sentir dans cette grande ville où il n’y a pas de médecin libéral et où les centres de santé sont très espacés. La création de groupes d’infirmières serait possible, mais le coût de l’installation est très élevé. La Fondation Leïla Fodil est à l’étude. Si vous souhaitez participer à une installation d’infirmière libérale, dites-le nous et le moment venu nous reprendrons contact avec vous.

Les couturières sont très recherchées. Les demandes d’aide à leur formation sont très nombreuses. Si vous souhaitez parrainer l’une d’entre elles, nous vous demandons de vous engager pour la totalité de ses études.

L’école des aveugles n’a pas souffert de la grève des professeurs. Fatoumata Traoré, qui était au lycée de l’UMAV à Bamako, et qui avait contracté une grossesse, est revenue à Ségou dans sa famille. Elle vend des arachides et chante dans des cérémonies de mariage. Elle a une belle voix, pas la voix criarde des griottes. C’est une activité recherchée qui pourra lui permettre de subvenir à ses besoins. Pour l’aider à créer son orchestre, nous avons décidé de lui donner les instruments de musique de l’orchestre des aveugles qui ne fonctionne plus.

Au CAPS, centre agro pastoral, des élèves sortants sont employés dans des entreprises agricoles ou exercent comme infirmiers vétérinaires indépendants. C’est un excellent débouché. Malheureusement, l’État ayant supprimé l’affectation d’élèves boursiers, il n’y a plus de recrutement en première année. On ne peut pas donner un professeur pour trois élèves de la Fondation !

Abdoul Cheffi Maïga, après avoir fait un stage chez un pharmacien vétérinaire, a ouvert sa propre entreprise. Il a deux employés ; il va en brousse pour faire des soins et les vaccinations.

Mouna Coulibaly a choisi après sa sortie de l’école, de poursuivre des études à l’Université pour devenir ingénieure vétérinaire. Elle est boursière de l’État.

Les deux derniers élèves de la Fondation au CETI ont obtenu leur diplôme et sont passés à l’Université.

Le CPTS, Centre Professionnel de Techniciens Supérieurs, créé par Ladji Gakou est une des meilleurs écoles professionnelles du Mali. Gakou y forme, en sessions de courte durée (trois mois à un an), des techniciens en électricité – Froid – carrelage – plomberie – maçonnerie – teinture. Ces formations en alternance, donc orientées surtout sur la pratique, donnent des techniciens aptes aussitôt à exercer leur métier. Ils sont très recherchés à Ségou, mais aussi à Bla et même à Bamako. L’un d’eux s’est marié. Il a pu, avec son métier, payer la dot, condition incontournable  pour un mariage.

À l’Université, les élèves sont boursiers de l’État.

Fousseyni Traoré, qui faisait partie de la première embauche d’élèves de la Fondation Leïla Fodil au CAPS, y a terminé ses études. Il est élève ingénieur à l’Université en culture vivrière.

Le CSCOM (Centre de Santé Communautaire) de Ségou Koro a un recrutement très important des villages alentour, ce qui confirme la justesse de sa construction. L’énergie est fournie par des panneaux solaires. Le médecin renouvelle les médicaments par des commandes en flux continu, ce qui a supprimé les pertes dues à des stocks prolongés.

Aminata Maïga avait été une des premières recrutées à l’école primaire Anita A et parrainée par les élèves de l’école Sainte Marie de Blois et par Marie Joly. Après le baccalauréat, à l’Université elle a obtenu un diplôme de comptabilité qui ne lui a servi à rien, car il y a  beaucoup de comptables, mais pas d’emploi. Elle alors demandé l’aide de la Fondation pour suivre une formation d’infirmière. Elle est maintenant en troisième année de premier cycle et obtiendra certainement le diplôme. Quel courage !

Le médecin chef du cercle de Ségou, à la demande d’Abdoulaye Keita, a fourni des moustiquaires pour tous les enfants aidés par la Fondation. Ceci permettra de réduire les crises de paludisme qui ont fait des ravages l’année dernière lors de l’hivernage.

Enfin, nous avons pu, au cours du séjour à Angoulême d’Abdoulaye Keita, faire une prévision des dépenses de l’année prochaine. Le budget ne sera pas augmenté, car les ressources restent incertaines.


Ceci pour dire à ceux qui vont lire ce compte rendu que vos dons sont nécessaires. Ne l’oubliez pas. Merci d’avance au nom de tous ces enfants.

Les ressources de la fondation

La fondation fonctionne en utilisant deux types de ressources :

  • Les revenus du fonds (2 millions d'euros) de la Fondation sont d’environ 40 000€ par an.
  • Les dons que la Fondation reçoit sont d’environ 80 000€ par an.

Votre don sert uniquement à financer nos actions au Mali et au Viêt Nam. Tous les autres frais sont couverts par les revenus du fond de la fondation. De plus, nous veillons à consacrer le moins d'argent aux frais de fonctionnement de la Fondation toujours dans le but d'aider correctement le plus possible d'élèves.

Au vu de la volatilité des marchés financiers, les ressources varient bien sûr d'une année sur l'autre. Nous mettons un point d'honneur à accompagner un élève que nous avons commencé à aider jusqu'à la fin de l'école secondaire. Pour nous aider à atteindre cet objectif, nous encourageons les don de type parrainage assurant donc cette sécurité pour les élèves.

Vous retrouverez ci-dessous deux graphiques résumant les comptes de l'année 2018-2019, que nous avons clôturés en mars 2020. Vous ne retrouvez pas de dépenses associées au Viêt nam car aucune demande d'aide ne nous est parvenue de leur part pour cette année. Cependant, nos amis sur place nous ont envoyé de bonnes nouvelles quant à la continuation de la mission.

Recettes 2018-2019
Dépenses 2018-2019
Dépenses 2018-2019

 

 

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Au Mali cette aide nous permet de continuer à scolariser des enfants touchés par une pauvreté extrême.
Au Viêt Nam, votre don permettra d’augmenter la diffusion de la planification familiale naturelle.
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